Prévention du risque routier : L'union fait la force

 

07.01.2011, 

Voici l'article du Magazine d'Opcalia Bretagne consacré au plan de prévention du risque routier mis en place au sein de SARIA Industries.

 

Affiche prévention du risque routierUn comité de pilotage qui associe un groupe d’entreprises, des représentants du personnel, son courtier en assurance, la médecine du travail, la Direction régionale du Travail, l’Automobile Club prévention et Opcalia Bretagne, ce n’est pas courant. SARIA Industries l’a fait, ça marche et c’est exemplaire.

L’aventure commence en 2007. SARIA Industries et l’Automobile Club Prévention imaginent un programme de prévention du risque routier pour les chauffeurs du groupe, suite à un diagnostic sur l’accidentologie de la profession. Spécialisé dans la valorisation industrielle de la biomasse, le groupe de 1400 collaborateurs emploie près de la moitié de ses effectifs à la collecte, principalement de coproduits animaux. La création d’un comité de pilotage est validée. Son objectif : décider des actions à mener pour réduire le nombre d’accidents, améliorer le comportement des conducteurs sur la route, garantir leur sécurité et celle des tiers : « cette  démarche nous a conduit à  relever les accidents, mais également le moindre accident bénin, de la portière rayée au rétroviseur endommagé, explique Elisabeth Jaspart, adjointe DRH chargée de la formation. Tout est analysé avec le chauffeur, sa conduite, ses gestes, afin qu’il prenne conscience de ce qui s’est passé, qu’il fasse en sorte que l’accident ne se reproduise pas et surtout qu’il ne dégénère pas en accident beaucoup plus grave. La fréquence des accidents conduit à  la gravité. » Mis au courant du projet au cours d’une discussion, en 2008, Sébastien Guillou saisit son importance et propose à SARIA Industries l’aide d’Opcalia Bretagne. Le conseiller formation, qui suit l’entreprise depuis 4 ou 5 ans, a déja travaillé avec elle sur l’égalité des chances hommes/femmes et sur la formation des seniors. « Pour ce programme de prévention du risque routier, nous avons établi une fiche projet, et provoqué une rencontre avec la DRTEFP* » se souvient-il.  « Opcalia a été porteur du projet,  estime Elisabeth Jaspart. L’organisme a fait le lien avec les services de l’Etat, a permis que notre dossier soit éligible au Contrat de Plan Etat Région, a suivi et suit toujours les actions mises en oeuvre. Il a su mettre en avant l’originalité du projet, notamment notre partenariat avec l’Automobile Club Prévention, et susciter l’intérêt de la DRTEFP qui a souhaité faire partie du comité de pilotage. »

Des formations différentes
Entre 2008 et 2011, 600 collaborateurs auront suivi une formation sur la sécurité. Après les managers, sensibilisés au problème fin 2007, les chauffeurs ont commencé le programme. Deux formules sont proposées par le prestataire, l’Automobile Club Prévention. Destinée aux salariés ayant eu au moins 2 accidents dans l’année, la formation « multi-accidentés », mi-théorique mipratique, a pour objectif de faire prendre conscience au chauffeur de l’évitabilité de l’accident, de ses comportements non adaptés et des risques qu’ils engendrent, pour lui et les autres usagers, de décider d’un autre mode de conduite. Les 6 modules de 2,5 heures de « prévention du risque routier » s’adressent aux agents qui n’ont pas eu d’accident, ou moins de 2. On y aborde les comportements à tenir pour éviter l’accident lié à la typologie du groupe. Un peu en marge, la formation «constat» rappelle la façon de remplir correctement le document après un accident.  « Le comité de pilotage se réunit tous les 4 mois, précise la responsable formation. Ce suivi permet à tous les partenaires de faire le point sur l’évolution de l’accidentalité, sur les salariés formés et de prendre des mesures correctives. Suite à ces réunions de restitution, des messages de prévention sous forme d’affichage ont été formalisés, des documents d’analyse  à remplir dans les 48h après un accident ont été édités, afin de comprendre ce qui s’est passé. » Le nombre d’accidents diminue dans le groupe, de l’ordre de 8 à 9% par an. Une prise de conscience émerge : l’accident n’est pas une fatalité, il peut être évité. Cette prise de conscience est un préalable à toute action, à toute formation.

*Direction Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (aujourd'hui DIRECTTE)

 

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